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Les Congés Solidaires de Maisons du Monde - Juin 2015

Les Congés Solidaires de Maisons du Monde - Juin 2015

Cette année, 9 collaborateurs Maisons du Monde sont partis à la rencontre de l'ONG Anak Bali...

Les Congés Solidaires de Maisons du Monde - Juin 2015

Cette année, 9 collaborateurs Maisons du Monde sont partis à la rencontre de l'ONG Anak Bali. Ce voyage s'est effectué dans le cadre des congés solidaires dont l'objectif est de donner à nos collaborateurs la possibilité de découvrir les projets de mécénat que nous finançons tout en leur offrant le voyage d’une vie.

 

J'ai eu l'honneur d'accompagner ce groupe et de vivre à leurs côtés les rencontres merveilleuses qui ont rythmé le voyage.

 

 

Nous avons été accueillis par notre fervent guide, qui plus est, doté d'un humour français à en faire rougir plus d'un, Dwipayana.

 

 

Dévoué à offrir aux enfants une chance d'accéder à l'éducation, il est très attentif à leur parcours et les pousse à exploiter leur propre talent pour mieux orienter leur avenir.

 

 

Grâce à un programme co-construit plusieurs mois auparavant, de nombreuses activités ont pu être réalisées par les salariés sur l'ile de Bali.

 

 

Une après-midi entière a été dédiée au partage de l'expression corporelle avec les enfants d'Ubud, le tout dirigé par le dévoué maitre d’œuvre Ketut, professeur de danse. Certains enfants ont appris des cantines françaises et des danses venues d'ailleurs et d'autres nous ont, à leur tour, enseigné leur danse folklorique. Nous avons été impressionnées par la rapidité d'apprentissage et la minutie avec laquelle ils évoluent sur scène. Katut enseigne également son art aux enfants sourds et muets avec autant de patience et de passion. Chapeau basb!

 

 

Puis nous sommes allés au centre de Galungan où nous avons rencontré une jeune écolière de 12 ans accompagnée par l'ONG, Widiani. Après une marche de 30 minutes nous sommes arrivés chez elle, nous rendant compte du chemin qu'elle effectue chaque jour pour se rendre à l'école, dans une maison en bois en pleine montagne. Elle nous a annoncé être seconde de sa classe et vouloir devenir pâtissière. Une des collaboratrices dont le mari est pâtissier lui a alors montré des photos de gâteaux et les yeux de Jiwani se sont émerveillés. Sans l'aide d'Anak Bali ses espoirs d'étudier se seraient certainement amoindris, sa famille ne pouvant assurer financièrement sa scolarisation au collège. Nous avons ensuite été reçus chez le coordinateur de l'ONG Kadek, revenu dans son village après un parcours professionnel brillant en France, qui a retrouvé un sens à sa vie en se rendant utile dans son village d’origine. Sa femme nous a concocté un déjeuner balinais remarquable !

 

 

Puis, direction le centre de Pakisan où de nombreux enfants nous attendaient. Dès l'aube nous les avons rejoints pour participer en petits groupes au ramassage des déchets dans le village. Grâce aux efforts de sensibilisation, les enfants sont plus sensibles à la préservation de leur environnement. De retour au centre, les salariés Maisons du Monde leur ont appris une chanson qu'ils avaient personnellement écrite en hommage à ce voyage pour le plus grand bonheur des enfants. Fous rires et frissons garantis! Puis l'heure de la distribution des fournisseurs scolaires est venue, et sur les conseils d'Anak Bali nous avons d'abord récompensé les plus gros ramasseurs de déchets pour stimuler les autres enfants à toujours se surpasser.

 

 

Ce sont sur d'éternels sourires et non sans un pincement au cœur que nous avons quitté le centre pour rejoindre celui d'Amed.

 

 

Bien qu'étant situé dans une ville touristique, le travail de l'ONG n'en reste pas moins important. Tentés par de petits emplois touristiques, les jeunes se retrouvent souvent dans des situations précaires, ce que l'ONG veut à tout pris éviter.

 

 

Le professeur Ketut y donne une fois par semaine des cours de théâtre qui permettent aux enfants d'exploiter leur imaginaire et de s'affirmer publiquement. Nous avons donc eu la chance d'assister à une représentation théâtrale d'acteurs de 4 à 15 ans, qui se sont emparés de l'espace et qui ont réussi à nous toucher. La barrière de la langue n’existait plus le temps d'un instant.

 

 

Déjà l'heure de repartir, la tête et le cœur remplis d'émotions et de souvenirs impérissables... ces enfants nous ont redonné l'énergie à faire de ce monde un monde meilleur.

 

 

Nous tenons à remercier Christine Grosso, Dwipayana ainsi que tout l'équipe d'Anak Bali pour le soutien qu'ils apportent aux enfants et l'opportunité qu'il leur est donnée de construire leur avenir.

 

 

Nous remercions également Monsieur Marie d'avoir rendu cette aventure possible. 

 

 

 
 

Jennifer PICHARD

Développement Durable - Sustainable Development 

Maisons du Monde

 

 

Les photos du séjour

 

 

Virée en mer pour une partie de pêche

 

 

 

 

Cours de danse avec les enfants de Pakisan

 

 

 

 

La distribution mensuelle aux enfants

 

 

 

 

Nettoyage des ordures à Pakisan

 

 

 

 

Visite d'un village balinais

 

 

 

 

L'équipe Maison du Monde

 

 

 

Une famille nantaise rencontre leur filleule à Bali

Une famille nantaise rencontre leur filleule à Bali

Notre rencontre avec Anak s’est faite cet hiver 2013 sur internet suite à...

Une famille nantaise rencontre leur filleule à Bali

Notre rencontre avec Anak s’est faite cet hiver 2013 sur internet * (vive les nouvelles technologies !) suite à des recherches car nous voulions apporter une dimension solidaire à notre voyage sur Bali, découvrir une autre culture et éveiller nos filles de 7 et 3 ans à la solidarité entre les peuples.

C’est ainsi que nous avons contacté Anak Bali pour leur exposer notre projet de parrainer un enfant et si possible de le rencontrer et sa famille lors de notre séjour sur Bali à l’été 2014.

Julia, la secrétaire sur Lyon, ainsi que Mantra, le coordinateur sur place, ont tout de suite répondu favorablement à notre demande et quelques semaines après, nous avons eu le plaisir de faire connaissance avec la petite Amélia, à travers des photos et une lettre. Les premiers échanges ont donc eu lieu par courrier. Toujours très à l’écoute de nos demandes, Mantra nous a proposé de nous joindre à eux lors de la distribution mensuelle du mois d’Aout, ce que nous avons accepté avec beaucoup d’enthousiasme.

Dans cette optique, notre fille aînée a décidé de faire une collecte de jouets dans son école pour les offrir aux enfants que nous rencontrerions lors de la distribution d’ANAK. Nous sommes donc partis début Août, direction Bali avec 40kg de jouets et quelques bagages personnels.

Sur place, Mantra nous a rapidement contacté pour les derniers détails logistiques et nous voilà partis pour 4 jours à travers les rizières, la jungle et les villages reculés à la rencontre (si attendue !) de ces enfants.

Ces rencontres ont été au-dessus de nos espérances car l’association nous a vraiment accueilli (petits et grands) avec beaucoup de gentillesse, de sourire et de générosité. Nous avons pu vivre ces moments pleinement,  sans se soucier de l’organisation. Nous nous sommes donc laisser porter de villages en villages profitant de chaque instant avec ces enfants si souriants, joyeux, curieux. Les jouets ont été beaucoup appréciés (surtout les petites voitures pour les garçons !) et c’est avec beaucoup de fierté que nous avons vu, naturellement, nos filles donner, sans jalousie ni envie,  les jouets venus de France.

Le quatrième jour (également tant attendu !), nous avons eu la chance de rencontrer Putu Amélia PUTRI et enfin voir, de nos propres yeux, cette petite fille ! Nos filles sont rapidement allées à son contact, même si la barrière de la langue ne facilite pas l’échange. Heureusement, le coordinateur du village parlait très bien français et nous avons pu ainsi, grâce à lui, échanger avec Amélia. Nous avons aussi eu l’honneur de visiter sa maison, accueillis par ses parents. Nos filles ont ainsi pu voir vraiment ses conditions de vie, si différentes des nôtres. Amélia nous a chanté une chanson traditionnelle balinaise car elle venait d’arriver 3ème à un concours de chant. Ce moment d’échanges était à la fois simple et en même temps tellement chargé d’émotions, d’attente, de respect qu’il restera pour nous tous dans nos cœurs. Cela a également donné un sens plus profond aux dons que nous faisons à Anak.

En conclusion, nous tenons à remercier toutes les personnes d’ANAK pour le travail réalisé ainsi que la bonne gestion financière de l’association, ce qui est très rassurant en tant que parrain/marraine. Bravo ! Nous remercions spécialement :

  • Mantra et Sus pour leur investissement auprès des enfants, leur accueil, leur sourire et leur gentillesse,
  •  Samuel, nouvelle recrue d’ANAK sur Bali, qui vivait comme nous sa première distribution mensuelle et avec qui les échanges ont été riches.
  • et enfin Mathilde et Afni qui ont été d’une aide précieuse quand il fallait distraire nos filles ;-)

 

Philippe, Charlotte,et leurs filles.

 

 

 

 

 

 

* via Bali Autrement

Fabienne et Claude rendent visite a leur filleule en septembre 2014

Fabienne et Claude rendent visite a leur filleule en septembre 2014

Tombés amoureux de Bali depuis notre premier voyage en 2008...

Fabienne et Claude rendent visite a leur filleule en septembre 2014

Tombés amoureux de Bali depuis notre premier voyage en 2008, nous y retournons tous les ans. Nous avons fait le choix de responsabiliser nos visites à l’occasion de notre rencontre avec Anak en 2012.

Depuis, nous parrainons un enfant, et notre rencontre avec notre filleule Ni Luh Sindi, lors de la distribution de septembre 2013, fut un grand moment d’émotion et la concrétisation pour nous que cette action était presque évidente au vu du manque de moyens, notamment pour les grands parents qui élèvent leur petite fille.

L’équipe d’Anak à Paris et à Ubud a grandement facilité cette première rencontre et nous sommes repartis de Pakisan avec l’idée et l’envie d’en faire plus.

La difficulté pour échanger a renforcé notre souhait, au-delà de notre aide financière, d’apprendre le Bahasa Indonesia. C’est avec une motivation supplémentaire que nous avons de nouveau retrouvé Sindi à la distribution Anak de septembre dernier. Elle nous attendait… avec ses autres camarades à Pakisan, tout sourire. Nous avons pu échanger avec elle et les autres enfants, en Bahasa Indonesia… même si nous devons encore progresser ! (cela a bien fait rire les enfants et nous-mêmes…) Le professeur d’Anglais nous a conduits dans la famille de Sindi en attendant l’heure de la distribution. Les échanges ont été plus faciles. Nous avons pu passer comme l’an dernier un moment avec la famille de Sindi mais c’est toujours aussi intimidant d’arriver et de partager ces courts instants de leur vie quotidienne. Ils ont peu mais donnent beaucoup par leur accueil et sourires.

Lors de la distribution, nous avons pu partager un grand moment qui fut l’intervention de I Made Parwica, jeune homme qui est aujourd’hui dentiste. Il est venu expliquer aux enfants son parcours très difficile compte tenu de ses conditions de vie, mais ô combien persévérant pour arriver à un tel résultat. Un bel exemple de courage et de réussite pour lui mais aussi pour tous ceux qui ont cru en lui… dont Anak et nous tous, les parrains…! Nous espérons pour tous les enfants parrainés ce beau parcours… et plus particulièrement pour notre filleule !

Nous nous sommes ensuite présentés aux enfants. Tous, nous y compris, auraient souhaité poser beaucoup de questions, mais la difficulté de la langue, l’émotion et le manque de  temps, font qu’il reste encore plein de questions/réponses en suspens ! Une chose est sûre, nous avons trouvé des enfants joyeux, curieux et soucieux de nous faire partager leur culture grâce à  Mantra (chants, danses…), animateur et coordinateur d’Anak au bureau d’Ubud.

Nous sommes repartis avec des images en  tête, fiers de ces enfants, fiers d’être membres d’Anak et surtout avec l’espoir qu’ils puissent tous réussir leurs études et préparer le meilleur pour leur avenir.

Merci à toute l’équipe d’Anak pour cette deuxième rencontre.

Fabienne et Claude 

Elise, de Maisons du Monde, en visite à Amed

Elise, de Maisons du Monde, en visite à Amed

Découverte d’un pays : L’INDONESIE, d’une île : BALI, d’une association : ANAK

Elise, de Maisons du Monde, en visite à Amed

Découverte d’un pays : L’INDONESIE, d’une île : BALI, d’une association : ANAK

Cette année, j’ai décidé de profiter de mes congés pour découvrir l’Indonésie et notamment l’île de Bali. « L’île des dieux » dont j’ai tant entendu parler. En discutant de ce projet avec mes collègues, ces dernières me rappellent que notre entreprise soutient une association là-bas, l’association ANAK qui vient en aide aux enfants d’Indonésie pour leur permettre d’accéder à la scolarisation. Je prends alors contact avec Christine Grosso, la présidente d’ANAK France, afin de les rencontrer sur place. Rendez-vous est pris à Ubud avec Pierre, le chargé de projet de l’association qui est basé là-bas, Christine étant à Lyon dans le cadre des activités organisées pour les 10 ans de l’association ANAK. Pierre me rappelle les objectifs de l’association et m’explique le fonctionnement de la scolarité ici. L’école est gratuite mais pour s’y rendre les enfants doivent porter un uniforme et acheter des livres. Ainsi, l’accès à la scolarité a un coût et de nombreuses familles balinaises ne peuvent pas assumer cette charge. L’association ANAK permet donc d’aider financièrement les familles les plus démunies. Par ailleurs, l’association dispose de centres où des activités sont proposées (cours de danse, cours d’anglais).   Pierre   me   conseille   d’aller   voir   un   de   ces   sites   afin   de   mieux   comprendre   le fonctionnement de l’association. C’est le centre situé à Amed que j’ai l’opportunité de visiter. Amed est un petit village situé à l’Est de Bali, c’est une région très aride. Le développement du tourisme sur la côte fait reculer les familles les plus pauvres dans les montagnes.

Campagne à AmedNous arrivons donc au centre d’Amed avec Pierre. Je rencontre Gonta là-bas qui est coordinateur ainsi qu’un couple de parrains français. Gonta est très accueillant et nous propose d’aller dans sa famille, une cérémonie s’y déroule pour « l’inauguration » de leur nouveau temple familial. Nous sommes très chaleureusement accueillis. Pierre et Gonta proposent d’aller visiter des familles d’enfants parrainés dans la montagne. Nous irons plus tard dans l’après-midi car la chaleur est intense ! C’est donc l’occasion de discuter, d’échanger. Les parrains français prennent leur rôle très à cœur, cela fait deux ans qu’ils ont un filleul à Pakisan. Ils me disent qu’ils reçoivent les bulletins scolaires de leur filleul et qu’ils s’échangent des lettres. C’est la deuxième fois qu’ils voient leur filleul, ils le soutiennent et l’encouragent notamment à suivre les cours d’anglais proposés par l’association. Gonta quant à lui est toujours présent à la maison ANAK après sa session matinale de pêche. Il veille

au bon déroulement des activités et une fois par mois il va chercher les enfants qui sont très isolés dans la montagne afin qu’ils puissent retrouver les autres enfants à la maison ANAK. Cet homme est très investi et il nous dit qu’il est très heureux de travailler pour ANAK. Il connaît chaque enfant et leur famille. L’association ANAK préfère privilégier la qualité à la quantité ainsi, le nombre d’enfants parrainés est raisonnable et chacun d’entre eux fait l’objet d’un suivi sérieux. Le travail des coordinateurs locaux, comme Gonta, permet d’être au plus près de la réalité et d’adapter l’activité en fonction.

Nous allons donc comme prévu voir une famille dans les montagnes. Les pentes sont assez raides… Nous arrivons dans une famille de quatre enfants dont un nouveau-né de 19 jours… L’habitation est très sommaire, on prend alors conscience de l’extrême dénuement de cette famille et ainsi de la chance pour la petite fille d’avoir accès à la scolarité avec l’association ANAK.

Ces moments furent très riches de rencontres et d’enseignements. L’association ANAK agit, il me semble, en bonne intelligence dans la mesure où l’équipe dédiée au terrain est indonésienne, les coordinateurs ont une connaissance parfaite de l’environnement, des familles et de leurs besoins. Par ailleurs, la structure est encadrée avec le bureau situé à UBUD et les structures en France, en Suisse et en Espagne.

Merci à Gonta et à Pierre pour leur temps et leur accueil ! Et à bientôt je l’espère !

Elise,
Collaboratrice chez Maisons du Monde, en visite à Amed, Septembre 2013

Dwipayana, coordinateur de terrain chez ANAK

Dwipayana, coordinateur de terrain chez ANAK

J’étais guide francophone, mais [...] en 2003, « j’ai été contaminé par le virus Anak » ...

Dwipayana, coordinateur de terrain chez ANAK

Dwipayana, coordinateur de terrain pour ANAK

 

 

J’étais guide francophone, mais après avoir rencontré Christine et Nyoman en accompagnant un groupe d’Anak en 2003, « j’ai été contaminé par le virus Anak ». Après avoir été bénévole, je suis entré au bureau comme salarié en septembre 2007. C’est toujours un grand plaisir de travailler avec l’équipe Anak avec laquelle je ris beaucoup ! Mon rôle est de suivre les enfants sur le terrain et de les motiver. C’est un travail avec le coeur. Grâce à Anak, j’ai découvert des endroits de Bali que je ne connaissais pas et auxquels je n’avais jamais pensé. J’ai rencontré beaucoup plus de gens que jamais auparavant. Avec Anak, j’ai réalisé que la vie est très « rigolote » !

Notre première rencontre avec Dewa

Notre première rencontre avec Dewa

Nous sommes Juli et Griselda, un couple de Cadaqués, en Catalogne, tombé amoureux de l’Indonésie ...

Notre première rencontre avec Dewa

Chers amis,

Nous sommes Juli et Griselda, un couple de Cadaqués, en Catalogne, tombé amoureux de l’Indonésie et plus particulièrement de la culture balinaise. Ayant appris l’existence de l’Association ANAK qui aide à la scolarisation d’enfants indonésiens, nous sommes devenus les parrains de Dewa Putu Sukma, un garçon de 16 ans qui vit avec son père et sa grand-mère dans un petit village du nord de l’île de Bali du nom de Panji Anom, près de Singaraja et de la plage de Lovina.

En ce mois de janvier 2011, et avec toute l’illusion du monde, nous avons décidé de nous rendre au bureau d’ANAK à Ubud, Bali, avec l’espoir que l’on pourrait nous aider à rencontrer et faire connaissance avec notre filleul.

Une fois sur place nous sommes entrés en contact avec l’Association. Toutes les personnes qui y travaillent se sont montrées totalement disponibles et nous ont reçus avec une très grande cordialité, par-dessus tout Christophe grâce à qui notre rêve a pu devenir réalité.

Tout a commencé un samedi vers huit heures du matin au centre d’Ubud, où nous avions rendez-vous avec Christophe et sa femme. De là nous avons pris en moto la route de Pakisan, un village à environ 25 km de Singaraja où l’Association ANAK a construit le centre socioculturel Buddhi Cita, qui propose entre autres choses des cours extra-scolaires de musique, de danses traditionnelles, d’anglais et d’informatique. A l’étage s’y trouvent des chambres pour les parrains qui souhaitent visiter leurs filleuls.

La deuxième étape a été d’aller, toujours à moto, au village de Galungan où le coordinateur de terrain nous attendait. Celui-ci nous a gratifié d’une belle excursion dans la montagne. Nous avons ensuite assisté à une répétition de musique Gamelan dans le préau communautaire du village (balai banjar). À l’heure du déjeuner le coordinateur nous a emmenés chez lui et nous avons passé un long moment avec sa famille, dans une ambiance très spéciale.

Le lendemain, dimanche, nous sommes allés à Panji Anom. Quand nous sommes arrivés à l’école du village, un groupe d’élèves suivait un cours extra-scolaire d’anglais organisé par l’Association Anak. Notre filleul Dewa était là, nous l’avons tout de suite reconnu en entrant, c’était très émouvant. Ensuite chaque élève s’est présenté en anglais pour que nous les connaissions mieux. Nous restons très impressionnés des éloges que chacun d’eux a fait de sa famille, ainsi que de l’affection qu’ils affichent ouvertement à l’égard de leurs parents et de leurs frères et soeurs. C’est si différent de ce qui se passe dans notre société occidentale.

Dewa et des parrains espagnols Juli et GriseldaUne fois le cours terminé, nous sommes allés avec notre filleul rencontrer sa famille. Arrivés chez lui, sa grand-mère, avec amabilité et reconnaissance, nous a offert des thés glacés et quelques gâteaux de tapioca. Tous ensemble nous avons bavardé de la vie de notre filleul, ses inquiétudes, ses notes et son avenir en tant qu’étudiant. Pour Dewa c’est très clair, il veut être professeur de SVT.

Nous avons déjeuné dans un restaurant au bord d’une plage à la sortie de Singaraja. Nous étions tous très heureux, nous nous sentions de plus en plus proches, nos liens devenaient plus profonds. Après avoir longuement discuté, nous avons appris que Dewa aimait beaucoup la musique et qu’il grattait de temps en temps la guitare d’un de ses amis. Aussi, après avoir mangé, nous sommes allés dans un magasin de Singaraja lui en acheter une, comme souvenir de ce jour si spécial. Puis, avec tristesse, nous avons fait nos adieux et sommes retournés à Pakisan pour assister aux cours de danse du Centre Buddhi Cita. C’était très drôle de voir les jeunes du village apprendre à danser tout en s’amusant et en jouissant de l’instant présent.

Le lendemain matin, nous avons fait une randonnée au fond d’une vallée et à travers les rizières, avec Christophe comme guide, une merveille. Enfin, nous sommes rentrés à Ubud à moto, par des petites routes de montagne, tout en savourant la fin de cet émouvant voyage.

Nous tenons à remercier toute l’équipe de l’Association ANAK, pour son amabilité et son professionnalisme, notamment Christine GROSSO, co-fondatrice d’ANAK, pour son hospitalité, et par-dessus tout Christophe et sa femme pour nous avoir consacré leur temps à l’occasion de ce week-end si fort pour nous.

Avec notre reconnaissance la plus sincère et nos meilleurs sentiments.

Juli et Griselda
Cadaquès, Espagne

Les Touamottoux, parrains français

Les Touamottoux, parrains français

C’est après un premier voyage à Bali en 2007, un peu par hasard, que nous succombons ...

Les Touamottoux, parrains français

C’est après un premier voyage à Bali en 2007, un peu par hasard, que nous succombons aux charmes de cette île bénie des dieux. En rentrant, Séverine a recherché une association spécialisée dans l’aide aux enfants et a découvert ANAK sur internet. Premier contact avec Christine et nous voilà quelques semaines plus tard, parrains de I Kadek SULIANTARA, 13 ans.

C’est durant notre deuxième voyage en 2008, que nous le rencontrons, lors de la tournée médicale à Pakisan. Découverte très « douce » où chacun s’observe, se jauge mais où le dialogue n’est possible que par l’intermédiaire de Dwi, membre de l’association à Ubud. Qu’à cela ne tienne, nous ramenons Kadek dans sa famille à Kelandis. Ne cherchez pas sur une carte, ce n’est qu’un minuscule village dans la montagne sur les pentes du mont Batur où la famille vit dans une toute petite maison accolée à l’école.

Nous découvrons à cette occasion le vrai travail de fourmi de l’association : aider à la scolarisation des enfants issus d’un milieu défavorisé. En effet, les parents sont journaliers et doivent chaque jour rechercher du travail pour subvenir aux besoins de la famille. L’école n’étant pas gratuite en Indonésie, lorsque les enfants arrivent en âge de pouvoir travailler, le choix est souvent difficile entre continuer les études ou aller gagner quelques Rupiahs. Et c’est en cela que l’association est importante car, en apportant l’éducation aux plus démunis, elle participe au développement des enfants et de la famille.

Cette première rencontre, nous donne l’envie de continuer notre humble contribution et lors de notre voyage en 2009, nous avons la chance d’être présents à l’inauguration du nouveau centre Socio Culturel de Pakisan : Buddhi Cita. Cette journée nous permet de rencontrer la majeure partie des intervenants de l’association et surtout de voir le magnifique travail réalisé par tous les bénévoles. Un vrai lieu d’échange, d’apprentissage et d’ouverture à des activités telles que l’informatique, la danse, la musique … Après cette inauguration haute en couleur et en joie, nous allons de nouveau à Kelandis. Cette fois, c’est notre guide et ami Agus, qui nous aide dans le dialogue avec la famille.

Bien qu’il connaisse parfaitement l’île en raison de son métier, c’est une vraie découverte pour lui aussi car cette région est très reculée et éloignée du tourisme galopant.

De grandes embrassades, des sourires, quelques larmes de joie et nous découvrons comme unique objet de décoration dans la maison familiale : un cadre en bois réalisé par le père, rempli des photos prises ensemble l’année précédente. Nous prenons conscience que nous faisons réellement partie de la famille. Les échanges sont certes un peu difficiles mais si vrais. Toute leur gentillesse et leur amour passent dans leurs yeux, leurs expressions ; peu de mots suffisent finalement. Les enfants ont grandi, chacun se reconnaît et les liens se nouent à nouveau. Malheureusement, il nous faut repartir.

Quelques échanges par courrier, nouvel envoi de photos mais les 2 années suivantes sans les voir, nous ont semblées bien longues. Fin 2010, nous revoilà à Bali. Kadek a changé d’école et désormais étudie la comptabilité à Gianyar. Pour ce dernier voyage, nous avions demandé à ANAK si il était possible de passer 2 jours complets avec Kadek en le gardant avec nous, notre ami Agus et sa soeur afin de partager plus de moments ensemble et de se connaître un peu mieux. Coup de chance avec ses dates d’examens et nous voilà tous réunis. Kadek parlant un peu Anglais et nous quelques mots d’indonésien, nous arrivons à discuter sans recourir systématiquement à nos interprètes. Nous profitons de ces 2 jours pour retourner à Kelandis et voir toute la famille, que d’ailleurs Kadek n’avait pas vu depuis 6 mois en raison de ses études. Moments intenses, chargés d’émotions rarement ressentis en France.

Miracle de la technologie, ils ont depuis une semaine l’électricité à la maison ou tout du moins une ampoule pour le soir ! Cette année, le temps est avec nous et nous permet de découvrir l’extraordinaire point de vue de la côte nord de Bali.

Nous étions attendus de pied ferme, toute la famille était là : des grands-pères, aux petits enfants ! Nous sommes conviés au repas familial et la nouvelle distribution de photos fait grand bruit dans la maison. Chacun se reconnaît et les enfants rient de se revoir si petits et changés … La vidéo de Kadek au Waterbom (parc aquatique où nous avons passé la veille) fait également sensation. Cette fois, nous restons bien plus longtemps au village et les langues se délient. Nos photos ont changées dans le cadre. Désormais ce sont celles de nos fiançailles Balinaises et de notre mariage Français.

Malgré tout, il faut rentrer. Nouveau déchirement et quelques larmes coulent. C’est promis nous reviendrons lagi dan lagi (encore et encore). Sous nos températures polaires ou autres d’ailleurs, il n’y a pas un jour où nous ne pensons pas à eux …

Stéphane MOTTET & Séverine ASTOUX
Neuilly Plaisance, France
(Extrait du bulletin d'informations N°19)
Une dentiste co-parraine un étudiant dentiste

Une dentiste co-parraine un étudiant dentiste

Je m’appelle Catherine, Katy à Bali, je suis dentiste dans le Vaucluse et je connais ANAK depuis 2 ans ...

Une dentiste co-parraine un étudiant dentiste

Je m’appelle Catherine, Katy à Bali, je suis dentiste dans le Vaucluse et je connais ANAK depuis 2 ans. J’ai fait la connaissance de « Mama Christine » et de toute l’équipe à Ubud, endroit que j’aime à Bali et où je me rends régulièrement en vacances.

Je co-parraine un jeune étudiant en dentaire de 21 ans qui s’appelle Parwica.

Je l’ai rencontré en janvier 2010 et c’était pour moi très émouvant de voir ce jeune homme souriant et discret. Il m’a fait visiter son université à Denpasar et sa chambre d’étudiant.

Il s’exprime plutôt bien en anglais, ce qui nous a permis d’échanger sur sa vie et ses goûts. Je lui ai proposé de venir m’aider l’année prochaine dans une mission humanitaire que je ferai dans le nord de Bali. Parwica habite loin de sa famille qui vit dans le nord de l’ile.

Lors de mon prochain passage nous irons ensemble leur rendre visite.

Cette rencontre était pour moi très importante. Je pense à lui souvent, le lien est créé entre nous…

Merci à toute l’équipe d’Ubud ! A très bientôt.

Katy
Dokter gigi !
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